Le temps des généraux : Pompée

Guerre contre César

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Caton suit Pompée

LUCAIN : M. Annaeus Lucanus est le fils de M. Annaeus Méla, le frère cadet de Sénèque. Né à Cordoue en 39, il vint à Rome avec sa famille dès 40. Parmi ses maîtres on trouve le philosophe stoïcien Cornutus. Parmi ses condisciples figurait le poète Perse, un peu plus âge que lui.
Son milieu social et sa précocité littéraire aidant, Lucain devint vite un protégé de Néron qui lui accorder la questure avant l'âge légal ainsi que l'augurat. Lors de sa première apparition en public, le poète obtint le premier prix aux Neronia de 60, en présentant un éloge de l'empereur.
Mais la disgrâce n'allait pas tarder, provoquée par la jalousie de Néron, qui se croyait des talents littéraires, ou peut-être par des raisons politiques, puisqu'on assiste alors à la mise à l'écart de Sénèque et de tout le clan des Annaei. Impliqué dans la conjuration de Pison en 65, Lucain fut contraint au suicide : il avait 26 ans.  Son oeuvre se confond pour nous avec une épopée dont il nous reste dix livres (le dixième est incomplet ou inachevé) : la Pharsale. Ce titre est incorrect et résulte d'une mauvaise interprétation du vers 9,985, où figure l'expression Pharsalia nostra ; Lucain avait intitulé son poème Bellum civile. Mais nous continuons, par habitude, à l'appeler la Pharsale.

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Arrière-petit-fils de Caton l'Ancien, Caton d'Utique est l'une des figures marquantes de le république romaine, qu'il défend contres les abus et les complots. Opposé aux revendications populaires, questeur puis sénateur, il prend partie pour Cicéron contre Catilina, puis s'oppose à Crassus, César et Pompée. Il s'allie finalement avec Pompée et continue la guerre en Afrique après la mort de ce dernier. Après l'écrasement de l'armée pompéienne, il se suicide à Utique, refusant de survivre à la république. Il incarne les valeurs du patriotisme et du stoïcisme. Cicéron, Plutarque, Lucain et Dante, célébrant son amour de la liberté et sa pureté d'esprit, s'inspireront de sa vie.

'summum, Brute, nefas ciuilia bella fatemur,
sed quo fata trahunt uirtus secura sequetur.
Crimen erit superis et me fecisse nocentem.
Sidera quis mundumque uelit spectare cadentem
expers ipse metus? Quis, cum ruat arduus aether,
terra labet mixto coeuntis pondere mundi,
complossas tenuisse manus?  Gentesne furorem
Hesperium ignotae Romanaque bella sequentur
diductique fretis alio sub sidere reges,
otia solus agam?  Procul hunc arcete furorem,
o superi, motura Dahas ut clade Getasque
securo me Roma cadat. Ceu morte parentem
natorum orbatum longum producere funus
ad tumulos iubet ipse dolor, iuvat ignibus atris
inseruisse manus constructoque aggere busti
ipsum atras tenuisse faces, non ante revellar
exanimem quam te conplectar, Roma; tuumque
nomen, Libertas, et inanem persequar umbram.
sic eat: inmites Romana piacula divi
plena ferant, nullo fraudemus sanguine bellum.
O utinam caelique deis Erebique liceret
hoc caput in cunctas damnatum exponere poenas!
Deuotum hostiles Decium pressere cateruae:
me geminae figant acies, me barbara telis
Rheni turba petat, cunctis ego peruius hastis
excipiam medius totius uolnera belli.
Hic redimat sanguis populos, hac caede luatur
quidquid Romani meruerunt pendere mores.
Ad iuga cur faciles populi, cur saeva volentes
regna pati pereunt? Me solum invadite ferro,
me frustra leges et inania iura tuentem.
hic dabit hic pacem iugulus finemque malorum
gentibus Hesperiis: post me regnare volenti
non opus est bello. Quin publica signa ducemque
Pompeium sequimur?  Nec, si fortuna fauebit, hunc quoque totius sibi ius promittere mundi
non bene conpertum est: ideo me milite vincat
ne sibi se vicisse putet.'

LUCAIN, II, 286 - 323

  vocabulaire

"Nous reconnaissons, Brutus, que la guerre civile est le crime suprême ; mais, la vertu suivra sans se poser de questions là où les destins l'attirent ; pour les dieux ce sera un crime de m'avoir mis aussi parmi les coupables. Qui voudrait regarder tomber les étoiles et l'univers sans avoir peur lui-même? Qui pourrait applaudir, alors que croulent les hauteurs de l'éther, alors que la terre vacille sous le poids et le choc du monde, ? Est-ce que des peuples inconnus, est-ce que des rois séparés par les mers, vivant sous un autre ciel, suivront la folie de l'Occident et les guerres romaines alors que je serais le seul à rester neutre ? Dieux ! éloignez cette folie, pour que Rome s'écroule sans que cela ne me fasse absolument rien même si ce désastre va émouvoir les Dahes et les Gètes. C'est ainsi que la douleur fait qu'un père, privé de ses enfants par la mort, prolonge les funérailles devant les tombeaux : il se plaît mêler ses mains aux sombres feux et, quand le bûcher est élevé, à tenir lui-même les sombres torches : Rome, moi, je ne mourrai pas avant de t'avoir embrassée le jour où tu mourras, et d'avoir embrassé ton nom, Liberté, et suivi ton ombre vaine. Qu'il en soit ainsi ! que les dieux féroces se gavent de victimes expiatoires romaines, ne frustrons la guerre d'aucun sang. Ah ! si seulement il était permis aux dieux du ciel et des enfers d'exposer comme châtiment de tous ma tête condamnée. Une masse d'ennemis écrase Décius le maudit : que les deux lignes de bataille me transpercent, que la foule barbare du Rhin cherche à m'atteindre de ses traits, que je sois la cible de toutes les lances, au milieu du combat : je recevrai les blessures de toute la guerre. Que mon sang rachète les peuples, que j'expie par ce meurtre tout ce que les moeurs romaines ont mérité de payer. Pourquoi faire périr des peuples qui acceptent le joug, qui veulent de cruelles dominations? Jetez-vous sur moi seul le fer à la main, moi qui protège en vain les lois et des droits devenus vides de sens. Cette gorge que voila donnera la paix et la fin de leurs malheurs aux peuples de l'Hespérie, après moi plus de guerre pour qui veut régner. Pourquoi ne suivrons-nous pas les emblèmes du pays et Pompée comme chef? Si la fortune le favorise, lui aussi se promet l'empire du monde entier, cela n'est pas douteux; qu'il remporte donc la victoire avec moi comme soldat, de peur qu'il s'imagine avoir vaincu pour lui."

LUCAIN, II, 286 - 323

Victor Hugo : Ils ont voté!

(extrait des Châtiments, III, 4, 1853)

Ils ont voté (1) ! Troupeau que la peur mène paître
Entre le sacristain et le garde champêtre,
Vous qui, pleins de terreur, voyez, pour vous manger,
Pour manger vos maisons, vos bois, votre verger,
Vos meules de luzerne et vos pommes à cidre(2),
S'ouvrir tous les matins les mâchoires d'une hydre ;
Braves gens, qui croyez en vos foins, et mettez
De la religion dans vos propriétés ;
Âmes que l'argent touche et que l'or fait dévotes (3)
Maires narquois, traînant vos paysans aux votes
Marguilliers (4) aux regards vitreux ; curés camus (5)
Hurlant à vos lutrins : Doemonem laudamus (6) ;
Sots, qui vous courroucez comme flambe une bûche ;
Marchands dont la balance incorrecte trébuche ; […]
Invalides, lions transformés en toutous (7);
Niais, pour qui cet homme (8) est un sauveur ; vous tous
Qui vous ébahissez, bestiaux de Panurge,
Aux miracles que fait Cartouche (9) thaumaturge (10)
Noircisseurs de papier timbré, planteurs de choux,
Est-ce que vous croyez que la France, c'est vous,
Que vous êtes le peuple, et que jamais vous eûtes
Le droit de nous donner un maître, ô tas de brutes ?
Ce droit, sachez-le bien, chiens du berger Maupas (11),
Et la France et le peuple eux-mêmes ne l'ont pas.
L'altière Vérité jamais ne tombe en cendre.
La Liberté n'est pas une guenille à vendre,
Jetée au tas, pendue au clou chez un fripier.
Quand un peuple se laisse au piège estropier,
Le droit sacré, toujours à soi-même fidèle,
Dans chaque citoyen trouve une citadelle ;
On s'illustre en bravant un lâche conquérant,
Et le moindre du peuple en devient le plus grand.
Donc, trouvez du bonheur, ô plates créatures,
À vivre dans la fange et dans les pourritures,
Adorez ce fumier sous ce dais de brocart,
L'honnête homme recule et s'accoude à l'écart.
Dans la chute d'autrui je ne veux pas descendre.
L'honneur n'abdique point. Nul n'a droit de me prendre
Ma liberté, mon bien, mon ciel bleu, mon amour.
Tout l'univers aveugle est sans droit sur le jour.
Fût-on cent millions d'esclaves, je suis libre.
Ainsi parle Caton (12). Sur la Seine ou le Tibre,
Personne n'est tombé tant qu'un seul est debout.
Le vieux sang des aïeux qui s'indigne et qui bout,
La vertu, la fierté, la justice, l'histoire,
Toute une nation avec toute sa gloire
Vit dans le dernier front qui ne veut pas plier.
Pour soutenir le temple, il suffit d'un pilier ;
Un Français, c'est la France ; un Romain contient Rome,
Et ce qui brise un peuple avorte aux pieds d'un homme.

NOTES

1.Ils ont voté ! : le plébiscite du 20 décembre 1851 devait aboutir à la naissance du second Empire. 2. Vos meules de luzerne et vos pommes à cidre : les paysans furent les premiers à se rallier à Louis-Napoléon Bonaparte, par peur d'une jacquerie, 3. Ames... dévotes : allusion aux bourgeois. 4. Marguilliers : membres chargés d'administrer les biens d'une paroisse. 5. camus : pour un nez : aplati et court. Ici, bornés, obtus. Le démon est souvent représenté avec un visage camus. 6. Doemonem laudamus : « Nous louons le démon », parodie du « Te Deum laudamus ». 7. Invalides ... toutous : Sauboul, qui avait été un des chefs de la guerre des rues en décembre 51, fut nommé au commandement des Invalides. 8. cet homme : Napoléon III, surnommé, par l'auteur, « Napoléon le petit ». 9. Cartouche : célèbre voleur et criminel du début du XVIIIème siècle. Un des surnoms, aussi, qu'Hugo attribue à Napoléon 111. 10. thaumaturge : faiseur de miracles. 11. Maupas : préfet de police en 1851 qui a participé au coup Etat du 2 décembre 1851. 12. Caton : Caton d'Utique, figure illustre de la résistance contre César ; après la mort de Pompée, il essaya de continuer la guerre en Afrique, alors que les siens l'abandonnaient. Hugo songe, ici, au personnage évoqué dans La Pharsale de Lucain.

Relations Caton - Pompée (Plutarque)

XLVI. La loi ne lui permettant pas d'entrer dans Rome avant son triomphe, il envoya prier le sénat de différer l'élection des consuls et de lui accorder la grâce de pouvoir solliciter en personne pour Pison. Mais, sur l'opposition de Caton, sa demande fut rejetée. La liberté de Caton, et sa fermeté à soutenir ouvertement le parti de la justice, inspiraient tant d'admiration à Pompée, qu'il désira vivement de l'acquérir à quelque prix que ce fut. Il résolut donc d'épouser une de ses deux nièces et de donner l'autre à son fils. Caton, ayant soupçonné que cette demande était un moyen imaginé par Pompée pour le corrompre et le séduire à la faveur de cette alliance, le refusa, au grand regret de sa femme et de sa sœur, qui ne lui pardonnaient pas de rejeter l'alliance du grand Pompée. Cependant Pompée, qui voulait porter Afranius au consulat, répandit de l'argent parmi les tribus; et ce fut dans ses jardins mêmes qu'on le distribua. On le sut bientôt dans toute la ville, et Pompée fut généralement blâmé de rendre vénale , pour des hommes qui ne pouvaient l'obtenir par leur vertu une charge qu'il avait lui-même obtenue comme le prix de ses exploits. « Voilà, dit alors Caton à sa femme et à sa sœur, voilà les reproches que notre alliance avec Pompée nous aurait fait partage. » Elles convinrent qu'il avait mieux jugé qu'elles ce qu'il convenait de faire.

XLIX. On disait un jour, devant Caton, que les différends qui survinrent dans la suite entre César et Pompée avaient causé la ruine de la république: « Vous vous trompez, leur dit-il, d'imputer ce malheur à ces derniers événements; ce n'est ni leur discorde, ni leur inimitié, mais plutôt leur amitié et leur union, qui ont été la première et la plus funeste cause de nos calamités. »

LIV. Tous les autres prétendants au consulat s'étant désistés de leur poursuite, Lucius Domitius continua seul de le briguer, à la persuasion de Caton, qui, pour l'encourager à ne pas abandonner sa brigue, lui représenta que dans cette lutte il s'agissait moins du consulat que de la liberté publique, qu'il fallait défendre contre les tyrans. Les partisans de Pompée , redoutant la fermeté de Caton, et craignant qu'ayant déjà le sénat pour lui, il ne fit changer la plus saine partie du peuple et ne l'entraînât dans son parti, résolurent d'empêcher que Domitius ne descendît à la place publique pour solliciter les suffrages. Des gens armés, qu'ils envoyèrent contre lui , tuèrent l'esclave qui marchait devant son maître avec un flambeau et obligèrent les autres de prendre la fuite : Caton, blessé au bras droit en défendant Domitius, se retira le dernier. Parvenus au consulat par ces violences , Crassus et Pompée ne montrèrent pas plus de modération dans le reste de leur conduite; et d'abord, voyant que le peuple, qui voulait élever Caton à la préture, commençait à lui donner les suffrages, Pompée rompit l'assemblée, sous prétexte qu'il avait eu quelque augure défavorable ; et, ayant ensuite corrompu les tribus à prix d'argent, ils portèrent à la préture Antias et Vatinius, firent proposer, par le tribun du peuple Trébonius, les décrets dont ils étaient convenus à Lucques : l'un continuait à César pour cinq ans les gouvernements dont il était déjà pourvu; un second donnait à Crassus la Syrie et la conduite de la guerre contre les Parthes ; le troisième attribuait à Pompée le gouvernement de toute l'Afrique et des deux Espagne , avec quatre légions ; il en prêta deux à César , qui les lui demanda pour la guerre des Gaules. Crassus, à la fin de son consulat, partit pour son gouvernement. Pompée resta dans Rome pour la dédicace de son théâtre, et fit célébrer des jeux gymniques, des chœurs de musique, et des combats d'animaux , où il y eut jusqu'à cinq cents lions de tués ; ils furent terminés par un combat d'éléphants, le plus terrible des spectacles.

LVII. D'abord on sema le bruit qu'il fallait nommer un dictateur; le tribun Lucilius osa le premier en faire la proposition et conseiller au peuple d'élire Pompée. Caton s'éleva contre le tribun avec tant de force, que ce magistrat fut en danger de perdre sa charge; plusieurs amis de Pompée se présentèrent pour le justifier, et assurèrent qu'il n'avait jamais ni demandé ni désiré la dictature. Caton donna de grands éloges à Pompée et le pria de veiller à ce qu'on observât en tout l'ordre et la décence. Pompée alors eut honte de ne pas s'y prêter, et il veilla si bien, que Domitius et Messala furent nommés consuls; mais bientôt une nouvelle anarchie ayant fait proposer par plusieurs personnes , avec encore plus d'audace, l'élection d'un dictateur, Caton, qui craignit d'être forcé , résolut d'abandonner à Pompée une grande autorité, mais limitée par les lois , afin de l'éloigner d'une magistrature dont la puissance tyrannique ne connaissait point de bornes. Bibulus lui-même, tout ennemi qu'il était de Pompée, proposa le premier dans le sénat de l'élire seul consul. « Par-là, disait-il, la ville sortira de la confusion où elle est, ou du moins elle sera dans la servitude de l'homme qui vaut le mieux. » Cet. avis ayant paru fort extraordinaire de la part de Bibulus, Caton se leva; et, comme on ne douta point, que ce ne fût pour le combattre, il se fit un grand silence : «Jamais, dit il, je n'aurais ouvert l'avis que vous venez d'entendre, mais puisqu'un autre l'a fait, je crois que vous devez le suivre; je préfère à l'anarchie un magistrat, quel qu'il puisse être, et je ne connais personne de plus propre que Pompée à commander dans de si grands troubles. » Le sénat suivit son opinion et décréta que Pompée serait nommé seul au consulat ; que s'il croyait avoir besoin d'un collègue, il le choisirait lui-même; mais que ce ne pourrait être avant deux mois. Pompée, déclaré seul consul par Sulpicius, qui ce jour-là faisait, pendant l'interrègne, les fonctions de roi , alla embrasser Caton et lui donna les plus grands témoignages d'amitié ; il avoua qu'il ne devait qu'à lui l'honneur qu'il recevait, et le conjura de l'aider de ses conseils dans l'exercice de sa charge: « Vous ne me devez aucune reconnaissance, lui répondit Caton; en opinant, je n'ai rien dit par considération pour vous et je n'ai consulté que l'intérêt de la république. Je vous aiderai en particulier de mes conseils toutes les fois que vous me les demanderez; si vous ne me les demandez pas, je dirai toujours publiquement ce que je penserai. » Tel était Caton dans toute sa conduite.

 

acies, ei, f. : la ligne de bataille; le regard
ad
, prép. : + Acc. : vers, à, près de
aether, eris
, m : le ciel
agger, eris
, m. : la terrasse, le remblai
ago, is, ere, egi, actum
: 1. mettre en mouvement, pousser 2. faire, traiter, agir
alius, a, ud
: autre, un autre
ante
, prép. : +acc., devant, avant ; adv. avant
arceo, es, ere, ui
: contenir, retenir, empêcher
arduus, a, um
: élevé, escarpé, ardu
ater, tra, trum
: noir. vinum atrum, vin rouge
barbarus, a, um
: barbare
bellum, i
, n. : la guerre
bene
, adv. : bien
Brutus, i
, m. : Brutus
bustum, i
, le bûcher
cado, is, ere, cecidi, casum
: tomber
caedes, is
, f. : le meurtre, le massacre
caelum, i
, n. : le ciel
caput, itis
, n. :1. la tête 2. l'extrémité 3. la personne 4. la vie, l'existence 5. la capitale
caterva, ae
, f. : la masse, la troupe, la foule
ceu
, conj. : comme, ainsi que
civilis, e
: civil
clades, is
, f. : la blessure, la perte, le dommage, le désastre militaire, la grave défaite
coeo, is, ire, ii, itum
: 1. aller ensemble, se réunir, en venir aux mains, combattre 2. contracter (une alliance)
complodo, is, ere, osi, osum
: frapper deux objets l'un contre l'autre, applaudir
conperio, is, ire, peri, pertum
: découvrir, apprendre
conplector, eris, i, plexus sum
: embrasser
construo, is, ere, struxi, structum
: entasser par couche, ranger, bâtir
crimen, inis
, n. : l'accusation, le chef d'accusation, le grief, la faute, le crime
cum
, inv. :1. Préposition + abl. = avec 2. conjonction + ind. = quand, lorsque, comme, ainsi que 3. conjonction + subj. : alors que
cuncti, ae, a
: tous ensemble
cur
, adv. : pourquoi ?
Dahae, arum,
f. : les Dahes (peuple scythe)
damno, as, are
: condamner
Decius, ii,
m. : Décius
devoveo, es, ere, vovi, votum
: 1. vouer, dédier, consacrer 2. maudire 3. soumettre à des sortilèges
deus, i
, m. : le dieu
diduco, is, ere, duxi, ductum
: séparer, partager, écarter, espacer
divus, a, um
: divin
do, das, dare, dedi, datum
: donner
dolor, oris
, m. : la douleur
dux, ducis
, m. : le chef, le guide
ego, mei
: je
eo, is, ire, ivi, itum
: aller
Erebus, i
, m. : l'Erèbe, les enfers
et
, conj. : et. adv. aussi
exanimis, e
: sans vie
excipio, is, ere, cepi, ceptum
: 1. retirer de, excepter, stipuler expressément 2. accueillir, recevoir (une nouvelle)
expers, ertis
: qui n'a pas de part à, privé, dépourvu
expono, is, ere, posui, positum
: mettre dehors, exposer, montrer
facilis, e
: facile
facio, is, ere, feci, factum
: faire
fateor, eris, eri, fassus sum
: reconnaître, avouer
fatum, i
, n. : 1 - la prédiction, l'oracle, la prophétie. - 2 - le destin, la destinée, la fatalité, la volonté des dieux. - 3 - le sort, la condition, la fortune. - 4 - la durée de la vie. - 5 - l'accident, le malheur, la calamité, la disgrâce. - 6 - la ruine, la destruction, la perte, le fléau, la peste. - 7 - la mort naturelle, la mort.
faveo, es, ere, favi, fautum
: être favorable à, s'intéresser à
fax, facis
, f. : la torche, le flambeau, le brandon
fero, fers, ferre, tuli, latum
: porter, supporter, rapporter
ferrum, i,
n. : le fer (outil ou arme de fer)
figo, is, ere, fixi, fixum
: planter, transpercer, arrêter, fixer (fixus, a, um : fixé, enfoncé)
finis, is
, f. : la limite, la fin ; pl., les frontière, le territoire
fortuna, ae
, f. : la fortune, la chance
fraudo, as, are
: faire du tort par fraude à qqn (acc), frustrer quelqu'un de son dû
fretum, i
, n. : le détroit, la mer, les flots
frustra
, adv. : en vain
funus, eris
, n. : les funérailles, l'ensevelissement ; la mort, la ruine
furor, oris
, m. : la fureur, la folie furieuse
geminus, a, um
: jumeau
gens, gentis
, f. : la tribu, la famille, le peuple
Geta, ae
, f. : le Gète
hasta, ae
, f. : la lance, la pique, le javelot
Hesperius, a, um
: de l'Hespérie, occidental
hic, haec, hoc
: adj. : ce, cette, ces, pronom : celui-ci, celle-ci
hostilis, e
: de l'ennemi
ideo
, inv. : pour cette raison
ignis, is
, m. : le feu
ignotus, a, um
: inconnu
in
, prép. : (acc. ou abl.) dans, sur, contre
inanis, e
: vain, vide, qui ne possède rien
inmitis, e
: dur, sauvage - qui n'est pas mûr
insero, is, ere, serui, sertum
: insérer, introduire, mêler, intercaler - is, ere, seui, situm : semer, planter - implanter, inculquer
invado, is, ere, vasi, vasum
: 1. faire invasion, se jeter sur 2. assaillir, attaquer 3. saisir
ipse, a, um
: (moi, toi, lui,...) même
iubeo, es, ere, iussi, iussum
: 1. inviter à, engager à 2. ordonner
iugulus, i
, m. : la gorge
iugum, i
, n. : 1. le joug, 2. l'attelage 3. les liens, 4. la cime, la hauteur
ius, iuris
, n. : le droit, la justice
iuvo, as, are, iuvi, iutum
: aider ; quid iuvat : à quoi bon ?
labo, as, are
: chanceler, vaciller, glisser, couler
lex, legis,
f. : la loi, la (les) condition(s) d'un traité
libertas, atis
, f. : la liberté
liceo
, v. impers. : il est permis ; conj. + subj. : bien que
longus, a, um
: long
luo
, subir, purger (un châtiment), payer, expier
malus, a, um
: mauvais, malheureux, méchant (malum, i, n. : le mal, le malheur, les mauvais traitements)
manus, us,
f. : la main, la petite troupe
medius, a, um
: qui est au milieu, en son milieu (medium, i, n. : le milieu)
mereo, es, ere, rui, ritum (mereri, eor, itus sum)
: mériter, gagner; merere ou mereri (stipendia) : toucher la solde militaire, faire son service militaire
metus, us
, m. : la peur, la crainte
miles, itis,
m. : le soldat
misceo, es, ere, ui, mixtum
: mélanger
mors, mortis
, f. : la mort
mos, moris
, m. : sing. : la coutume ; pl. : les moeurs
moveo, es, ere, movi, motum
: déplacer, émouvoir
mundus, i
, m. : le monde, le firmament; les objets de toilettes, les ornements, les instruments (mundus, a, um : propre)
natus, a, um
: formé par la naissance, né pour, âgé de (natus, i, m. : le fils)
ne
, 1. adv. : ... quidem : pas même, ne (défense) ; 2. conj. + subj. : que (verbes de crainte et d'empêchement), pour que ne pas, de ne pas (verbes de volonté) 3. adv. d'affirmation : assurément 4. interrogatif : est-ce que, si
nec
, adv. : et...ne...pas
nefas
, inv. : criminel, sacrilège
nocens, entis
: nuisible, coupable
nomen, inis,
n. : 1. le nom, la dénomination 2. le titre 3. le renom, la célébrité (nomine = par égard pour, à cause de, sous prétexte de)
non
, neg. : ne...pas
nullus, a, um
: aucun
o
, inv. : ô, oh (exclamation)
opus, operis
, n. : le travail (opus est mihi = j'ai besoin)
orbo, as, are
: priver de ses enfants, priver de
otium, ii
, n. : le loisir, le calme, le repos
parens, entis
, m. : le père ou la mère, le parent, le grand-père
patior, eris, i, passus sum
: supporter, souffrir, être victime de, être agressé par
pax, pacis
, f. : la paix
pendo, is, ere, pependi, pensum
: peser, apprécier, être puni, payer
pereo, is, ire, ii, itum
: périr
persequor, eris, i, persecutus sum
: 1. suivre jusqu'au bout, poursuivre 2. s'attacher à suivre obstinément, de bout en bout - parcourir par écrit, exposer, raconter
pervius, a, um
: accessible, ouvert
peto, is, ere, i(v)i, itum
: 1. chercher à atteindre, attaquer, 2. chercher à obtenir, rechercher, briguer, demander
piaculum, i,
n. : le sacrifice expiatoire, le sacrilège, le crime
plenus, a, um :
1. plein 2. rassasié, entier, complet, abondamment pourvu
poena, ae
, f. : le châtiment (dare poenas : subir un châtiment)
Pompeius, i,
m. : Pompée
pondus, eris
, n. : le poids
populus, i,
m. : le peuple
post
, adv. : en arrière, derrière; après, ensuite; prép. : + Acc. : après
premo, is, ere, pressi, pressum
: presser, accabler, écraser
procul
, adv. : loin
produco, is, ere, duxi, ductum
: faire avancer, faire sortir
promitto, is, ere, misi, missum
: lâcher en avant, envoyer à, promettre, accepter une invitation (promissus, a, um : qu'on a laissé pousser, qui pend)
publicus, a, um
: public
puto, as, are
: 1. élaguer, émonder, apurer 2. supputer 3. estimer, penser, croire 4. supposer
quam
, 1. accusatif féminin du pronom relatif = que 2. accusatif féminin sing de l'interrogatif = quel? qui? 3. après si, nisi, ne, num = aliquam 4. faux relatif = et eam 5. introduit le second terme de la comparaison = que 6. adv. = combien
quin
, inv. : pourquoi ne... pas ?, bien plus, construction des verbe de doute négatifs (non dubito quin)
quis
, 1. pronom interrogatif N. M. S. 2. pronom indéfini = quelqu'un 3. après si, nisi, ne, num = aliquis 4. = quibus
quisquis, quidquid ou quicquid
: quiconque
quo
, 1. Abl. M. ou N. du pronom relatif. 2. Abl. M. ou N. du pronom ou de l'adjectif interrogatif. 3. Faux relatif = et eo. 4. Après si, nisi, ne, num = aliquo. 5. Adv. =où ? (avec changement de lieu) 6. suivi d'un comparatif = d'autant 7. conj. : pour que par là
quoque
, adv. : aussi
redimo, is, ere, emi, emptum
: racheter
regno, as, are
: régner
regnum, i
, n. : le pouvoir royal, le trône, le royaume
revello, is, ere, velli, vulsum
: arracher
rex, regis
, m. : le roi
Rhenus, i
, m. : le Rhin
Roma, ae,
f. : Rome
Romanus, a, um
: Romain (Romanus, i, m. : le Romain)
ruo, is, ere, rui, rutum
: se précipiter, se ruer; tomber, s'écrouler
saevus, a, um
: cruel
sanguis, inis
, m. : le sang, la vigueur
se
, pron. réfl. : se, soi
securus, a, um
: tranquille, sûr
sed
, conj. : mais
sequor, eris, i, secutus sum
: 1. suivre 2. poursuivre 3. venir après 4. tomber en partage
si
, conj. : si
sic
, adv. : ainsi ; sic... ut : ainsi... que
sidus, eris
, n. : l'étoile, l'astre
signum, i
, m : le signe, l'enseigne, l'oeuvre d'art
solus, a, um
: seul
specto, as, are
: regarder
sub
, prép. : + Abl. : sous
sum, es, esse, fui
: être
summus, a, um
: superlatif de magnus. très grand, extrême
superus, a, um
: qui est au dessus ; Superi : les dieux; supera, orum : les corps supérieurs, célestes
telum, i
, n. : le trait (javelot ou flèche)
teneo, es, ere, ui, tentum
: 1. tenir, diriger, atteindre 2. tenir, occuper 3. tenir, garder 4. maintenir, soutenir, retenir 5. lier 6. retenir, retarder, empêcher
terra, ae,
f. : la terre
totus, a, um
: tout entier
traho, is, ere, traxi, tractum
: 1. tirer 2. solliciter, attirer 3. traîner 4. extraire 5. allonger, prolonger 6. différer, retarder
tu, tui
: tu, te, toi
tueor, eris, eri, tuitus sum
: 1. regarder, observer 2. veiller sur, protéger
tumulus, i
, m. : le tertre, le tombeau
turba, ae,
f. : la foule, le désordre, le trouble, l'émoi
tuus, a, um
: ton
umbra, ae
, f. : l'ombre
ut
, conj. : + ind. : quand, depuis que; + subj; : pour que, que, de (but ou verbe de volonté), de sorte que (conséquence) adv. : comme, ainsi que
utinam
, inv. : pourvu que... !, si seulement... !
vinco, is, ere, vici, victum
: vaincre
virtus, utis
, f. : le courage, l'honnêteté
volens, entis
: qui veut bien, de son plein gré, bénévole, bienveillant
volo, vis, velle
: vouloir
vulnus, eris
, n. : la blessure
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